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JASON RICCI & NEW BLOOD "DONE WITH THE DEVIL"
Source: Virus de Blues
Date: 06/2009
Writer: Rene Malines |
La polémique fait rage chez les amateurs de blues du monde entier : c'en est-y, c'en est-y pas ? Futur du blues, ou, au contraire, assassinat du genre ? Tant de questions, d'empoignades virtuelles sur la toile, et tout ça pourquoi ? Car enfin, voilà un jeune homme qui est clairement nourri au bon vieux blues… et plein d'autres choses.
Fatalement, le résultat, c'est un mélange d'influences, pour la plupart bien digérées et très bien restituées dans un style qui en devient un à force de variété. Oh, du blues, il y en a, dans ce nouvel opus de Ricci et son New Blood, son second pour le label satellite de Delta Groove. Mais pas que, comme dirait un certain petit fanzine militant. Car le jeune Jason aime bien mélanger des choses que son groupe et lui maîtrisent superbement par ailleurs, non seulement en présentant des morceaux de styles différents, mais également en mêlant divers licks et beats au sein d'un même titre. Holler For Craig Lawler par exemple, en près de 6 mns ½, en est une belle démonstration. C'est globalement funky avec des breaks tantôt jazzy, tantôt plus rock, avec solo d'harmonica virtuose - j'en vois déjà qui tremble rien qu'à la juxtaposition de ces deux mots ! – autre reproche que lui font les uns quand les autres s'extasient devant l'indéniable talent de Ricci sur le petit instrument. Mais que les partisants du "less is more" se rassurent, le gaillard sait aussi ne jouer que la note qui va bien là où il faut lors d'autres interventions plus sobres réparties, certes avec parcimonie, sur la galette que voilà. Bon, d'accord, le p'tit père Ricci préfère généralement "envoyer" et il ne s'en prive pas ici. Mais virtuose ou modéré, blues ou pas blues, voire psychobilly punk à l'occasion (I Turned Into A Martian), Jason Ricci and New Blood, c'est quand même un sacré gang de bons musiciens capables de vous pondre un excellent album de… musique, quel que soit le nom que l'on donne à cette dernière. La preuve, le présent CD. Bon, allez une petite réserve, juste pour ne pas passer pour un benêt béat d'admiration devant tout ce qui semble nouveau : il y a un titre dont l'auteur de ces quelques lignes se serait bien passé. Quant à vous dire duquel il s'agit, bernique. C'est affaire de goût personnel et n'a donc pas vraiment sa place dans une chronique qui se veut honnête, à défaut de totalement objective. A l'impossible, nul n'est tenu.
N'empêche, plutôt que d'alimenter la vieille querelle des anciens contre les modernes, on préfère conseiller à tous de jeter une oreille sur ce Done With The Devil. Des fois que chacun y trouverait sa pitance.
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